Jason Del Campo
A propos de Jason Del Campo
Quelque part entre ses contemporains Nils Frahm et Philip Glass, « le délicat Jason Del Campo distille sa musique cinématographique » (Radio France).
Le guitariste d’origine espagnole revendique une musique écrite vivante en bousculant les codes et les hiérarchies, entre musique savante et populaire.
On le retrouve ainsi au cinéma derrière la bande originale de Atlantic Bar (Fanny Molins, Festival de Cannes 2022 - César 2024), au théâtre où il illustre Les Justes d’Albert Camus (Maxime d’Aboville, Molières 2015 et 2022), mais également dans BirdsLand où il collabore avec la chorégraphe allemande Nadine Gerspacher.
Au centre de ses recherches et comme un fil rouge, il y a l’exploration de la guitare classique sous toutes ses formes.
Issu d’une famille d’artisans, Jason Del Campo explore à son tour les matières à travers les sons qu’il crée : les cordes sont pincées bien sûr, mais l’instrument est aussi frappé pour créer des percussions hors normes, frotté à l’archet pour créer un orchestre de cordes étrange et fascinant.
Si chaque génération de guitariste cherche sa singularité dans l’approche de son instrument, Jason Del Campo ne déroge pas à la règle en inventant à son tour de nouvelles techniques de jeu pour raconter les bouleversements émotionnels qui le traversent : les deuils à surmonter, l’absence, l’amour qu’on accepte ou non et tout ce qui pèse sur nos épaules.
© Carla Lubrano Di Sbaraglione
Avec son nouvel album Atlas, il ré-invente la production de la guitare classique et dévoile un road-trip intérieur où l’infiniment petit côtoie l’infiniment grand. Dans une proximité qui rappelle l’ASMR, on pose l’oreille au plus près de l’eau qui repose pour entendre le frottement de la peau sur les cordes.
Puis, immédiatement, on est submergés par le fracas des vagues instrumentales successives qui s’abattent. Entre mélodies sensibles et musique concrète, Atlas est tantôt un écrin où l'on partage les silences, tantôt un chaos qu’on explore le cœur à nu.
